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1)
Cet arrêté remplace-t-il un arrêté existant ?
Oui,
il abroge l’arrêté du 1er août 2007 relatif à l’insertion
des aéronefs non habités dans l’espace aérien.
2)
A quels aéronefs s'adresse cet arrêté ?
L'article premier nous en donne la réponse: cet arrêté s'adresse à
l'ensemble des aéronefs civils ou militaires non habités dont nos
aéromodèles font partie.
3)
A quoi correspond
l'autorisation de vol
délivrée par le ministère de la Défense ou par celle de l'aviation
civile évoquée dans le paragraphe 2 de l'article premier ?
Pour ce qui concerne les aéromodèles, l'autorisation de vol est
définie par un arrêté spécifique du ministère de l'aviation civile
celui du 21 mars 2007
relatif aux aéronefs non habités qui évoluent
en vue directe de leurs opérateurs.
4)
L'arrêté propose-t-il un traitement particulier pour les aéromodèles
?
Oui,
à l'article 2 l'arrêté propose une exception pour « les aéronefs
pilotés en vue de leur opérateur ». Cette définition caractérise
un ensemble d'aéronefs dont les
aéromodèles font partie.
A
noter: à l'avenir la DGAC a prévu de différencier les aéronefs non
habités pilotés en vue de l'opérateur, elle utilisera le terme
aéromodèle uniquement pour ceux qui sont utilisés dans le cadre
sportif ou des loisirs. Le terme
aéromodèle ne s’appliquera plus à
un aéronef non habité piloté en vue de l'opérateur et utilisé à des
fins commerciales, industrielles ou autres.
5)
Que signifie dans l'article 2 la phrase « à une distance permettant
d'assurer en permanence la prévention des collisions par application
des règles de l'air » ?
C'est ici que se tient le changement fondamental entre l'arrêté du
1/08/2007 et celui-ci: l'aéronef non habité piloté en vue de
l'opérateur n'est plus soumis à la ségrégation avec l'aviation
habitée, il n'a plus besoin d'un espace protégé pour évoluer. Le
pilote opérateur est, en conséquence, tenu de maîtriser son aéronef
en respectant
les règles de l'air en ce qui concerne plus
particulièrement la prévention des collisions.
6)
Quelles sont les règles de l’air applicables à l’aéromodélisme ?
Avant tout les règles de bon sens. Par définition un aéromodèle est
un aéronef non habité piloté en vue de l’opérateur. Il n’aura par
conséquent jamais priorité sur un aéronef habité, même si son
pilote estime être dans son bon droit. Aucune disposition des règles
de l'air ne dégage le pilote-opérateur d'un aéromodèle de prendre
les mesures les plus propres à éviter une collision. Il lui importe
de déceler ces risques.
Pour
cela l’aéromodéliste dispose de moyens qu’il lui appartient de
mettre en œuvre :
Voir
et éviter : c’est la règle principale du vol à vue. Voir c’est
regardé autour de soi pour identifier l’arrivée d’un aéronef habité,
mais ce peut être également demander à une personne présente de
« prêter ses yeux » pour assurer cette obligation pendant le vol.
Eviter c’est prévenir la collision en prenant toutes les
dispositions nécessaires (éloignement, dégagement rapide) sans gêner
l’aéronef habité dans sa navigation.
L’aéromodéliste dispose d’un sens supplémentaire lors de l’évolution
de son modèle : il peut souvent entendre.
7)
Y a-t-il des conditions particulières dans lesquelles une activité
d'aéromodélisme peut s'exercer ?
Oui,
ces conditions sont définies à l'article 3 de l'arrêté.
8)
Faut-il que le terrain de mon club soit déclaré ?
Oui.
Article 3 : lorsque des activités sont pratiquées au sein
d'associations ou de structures d'aéromodélisme il faut porter
préalablement cette activité à la connaissance de l'aviation civile.
Ce
nouvel arrêté apporte de la souplesse aux activités d'aéromodélisme
en les autorisant sans ségrégation. Mais le législateur a prévu de
laisser le pilote d'un avion grandeur civil ou militaire, décidé lui
même s'il pouvait traverser un espace aérien où s'exerçait
régulièrement une activité d'aéromodélisme. Pour informer les
pilotes d'aviation grandeur il faut donc recenser l'ensemble des
activités qu'elles s'exercent en dessous de 150 mètres ou au dessus.
9)
Doit-on faire une nouvelle déclaration d'activités alors qu'elle
avait été faite dans le cadre de l'arrêté du 1/08/2007 sous forme de
demande d'autorisation ?
En
général non. La
DGAC a prévu de s'appuyer sur les demandes déjà
faites. Toutefois dans le cadre des demandes d'évolution à une
hauteur supérieure à 150 mètres il faudra que le responsable du club
justifie le besoin d'évolution (Article 3) (ex: pratique planeur, règlements FAI, etc.) et qu'il indique les précautions particulières
qui encadrent l'activité: formation à la sécurité des vols,
observateur de trafic en aide au pilote, etc.)
10)
Dans quels cas les activités d'aéromodélisme nécessitent-elles la
rédaction d'un protocole ?
Le
dernier paragraphe de
l'article 3
détermine les espaces aériens pour
lesquels un protocole est obligatoire.
Cette obligation n'a pas changé par rapport à l'arrêté précédent. En
général ce protocole est négocié entre le responsable de l'activité
d'aéromodélisme concernée et le gestionnaire de l'espace aérien
considéré. D'une façon générale en espace aérien de classe « G »
aucun protocole n'est exigé. La présence d'une activité
d'aéromodélisme dans l'emprise d'un aérodrome nécessite un protocole
quelque soit le type d'espace aérien environnant. Le protocole
pourra être signé entre, le gestionnaire de l'aérodrome, le
responsable de l'activité d'aéromodélisme et l'organisme en charge
de la gestion de l'espace aérien: le représentant local de la DGAC
dans le cadre d'un aérodrome situé dans un espace aérien de
classe « G ».
A
noter que dans une
CTR, le gestionnaire de l'espace aérien peut être
le
SNA ou la
Défense si cette
CTR est contrôlée par des militaires.
Le
but d'un protocole est de clairement définir les caractéristiques
d'une activité d'aéromodélisme (droits et devoirs, conditions
météorologiques, etc.) dans un espace aérien sensible : CTR,
aérodrome, zone réglementée, etc. et de s'assurer que l'ensemble des
pratiquants respectera ce protocole.
11)
Existe-t-il des protocoles standards ?
Pour
l'instant les protocoles d'une région à une autre peuvent être
sensiblement différents, un travail de standardisation est en cours
de réalisation entre la FFAM et la DGAC. A noter toutefois, que
chaque activité étant spécifique, le standard ne sera que relatif.
Dès
que ces trames de protocoles seront disponibles elles seront mises
en ligne sur le site FFAM.
12)
Puis-je pratiquer l'aéromodélisme occasionnellement dans le pré
derrière chez moi sans déclaration ?
Oui,
dans les conditions suivantes:
-
l'espace aérien n'est pas un
espace aérien contrôlé
-
l'espace aérien n'est pas dans une
zone réglementée, dangereuse ou
interdite
-
il
n'y a pas d'aérodrome à proximité immédiate
-
l'activité s'exerce en-dessous de 150 mètres
-
avec
l'autorisation du propriétaire
-
dans
le respect des règlements autres que cet arrêté : fréquence,
catégorie, survol des agglomérations, etc.
13)
Puis-je pratiquer le vol de pente occasionnellement sans déclaration
?
Oui,
dans les mêmes conditions que la question précédente en s'assurant
que la fréquentation de cet endroit ne rentre pas dans le cadre
d'une pratique habituelle de l'activité par un nombre important
d'aéromodélistes, qui pourrait justifier la déclaration du terrain.
14)
Comment déclarer un site de vol de pente sur lequel s'exerce
régulièrement une activité d'aéromodélisme en groupe ?
Si ce site est géré par un club la déclaration se fera
de façon standard à l’aide du document ad hoc. Si aucun club
n’est nominativement responsable de ce site, il faudra que le
président d’un club voisin, dont les membres pratiquent sur ce site
prenne la responsabilité de faire la déclaration. Le site pourrait
également être placé sous la responsabilité d'un CDAM ou d'un CRAM.
15)
Quelle est la responsabilité d'un président de club dans le cadre de
l’application de cet arrêté ?
Un
président de club engage sa responsabilité si il omet de déclarer le
ou les lieux de pratique(s) habituelle(s) de son club. Dans le cadre
de la déclaration d'activité d'aéromodélisme ou dans le cadre de la
signature d'un protocole, la responsabilité qu'il porte est celle
d'avoir clairement informé, voire formé, les membres de son club et
les invités potentiels de la réglementation en cours sur le terrain
de pratique. Cette information peut se faire en affichant le
protocole sur le terrain, en inscrivant dans le règlement intérieur
du club les caractéristiques de la zone d'évolution et les
recommandations pour prévenir les collisions ou par tout autre moyen
à sa convenance. Il doit veiller aux respects des consignes. Bien
entendu si un individu peu scrupuleux venait, en son absence à
enfreindre les règles édictées, le président ne pourrait être tenu
pour responsable que si toutes les mesures de prévention n'avaient
pas été mises en place.
S'agissant du récalcitrant à la réglementation, au delà des actions
possibles à mettre en place au sein du club, la DGAC dispose d'une
commission de discipline apte à prendre les sanctions à son égard.
Pour mémoire la DGAC est un des 2 ministères de tutelle de notre
activité.
16)
Quelles démarches doit-on suivre pour la déclaration d'un nouveau
terrain ?
Vous
êtes sur le point d'acheter ou de louer un nouveau terrain pour
votre club:
Adressez-vous à votre président de CDAM et/ou de CRAM qui vous
viendra en aide pour instruire votre dossier. Informez le
représentant CCRAGALS de la FFAM pour votre région de votre
démarche. Contactez le représentant local de l'aviation civile :
soit la
délégation territoriale soit la DSAC elle même, afin de
vérifier le classement de l'espace aérien au-dessus du terrain
convoité et regarder avec lui l'absence de contraintes. Dès lors
faite votre déclaration d'activités à l'aide du
formulaire ad hoc de
la FFAM, envoyez le si possible en lettre recommandée avec A/R et
mettez en copie votre président de CDAM, de CRAM, la FFAM et le
représentant
CCRAGALS qui aura à donner un avis sur votre dossier.
17)
Peut-on commencer l'activité d'aéromodélisme après l'envoi de la
déclaration ?
Oui,
l'activité de votre club peut commencer dès lors qu'elle est
déclarée et qu'elle respecte les conditions définies dans la
déclaration. Pour autant l'aviation civile pourra revenir vers vous
si le CRG demande certains aménagements pour cette activité.
Il y
a donc un grand intérêt à consulter, préalablement à la déclaration
d'activités, votre
représentant CCRAGALS FFAM ainsi que le
représentant local de la DGAC.
18)
Notre club envisage un changement dans les caractéristiques de ses
activités : hauteur de vol supérieure, horaires différents,
déplacement de l'activité, que faut-il faire ?
Faites une déclaration de modification d'activités d'aéromodélisme
auprès du représentant local de la DGAC à l'aide du
formulaire Ad
Hoc, faites en copie à votre CRAM et CDAM et à votre
représentant CCRAGALS.
19)
Les activités de mon club seront-elles connues de l'ensemble des
usagers de l'espace aériens ?
Oui.
L'article 4 de l'arrêté définit la façon dont sera faite
l'information aux usagers.
Les
activités d'aéromodélisme seront recensées dans le
SIA (Système
d'Information Aéronautique) dans la partie
En Route 5,5 pour les
activités à risques. Par ailleurs, pour celles s'exerçant au-dessus
de 150 mètres elles figureront sous forme de logo sur les
cartes
aériennes.
20)
Je n’ai pas trouvé réponse à ma question dans cette foire aux
questions que puis-je faire ?
Vous
pouvez vous appuyer sur l’organisation FFAM pour poser votre
question :
Président de club
Président de CDAM
Président de CRAM
Correspondant CCRAGALS
voir la liste des correspondants
Commission réglementation à la FFAM
Si
vous ne trouvez pas réponse au sein de la FFAM vous pouvez contacter
le représentant local de la DGAC. |