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[Portrait de] Killian Rousseau

Chaque semaine, la Fédération Française d’Aéromodélisme met en lumière un aéromodéliste. Passion, engagement, transmission, bénévolat font partie des valeurs associatives traditionnelles. S’y ajoutent, en l’aéromodélisme, la patience, la rigueur créative, la soif de liberté, voire l’ouverture potentielle vers de futures vocations.

Cette semaine, focus sur Killian Rousseau, triple champion de France de courses de drone, vainqueur de la Coupe du Monde 2018 et médaillé de bronze au championnat du monde de 2019.

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Originaire d’Eyliac (Dordogne), Killian Rousseau est un jeune prodige des multirotors. A tout juste 15 ans, Killian sillonne la planète et enchaîne les compétitions et les titres. Triple champion de France, vainqueur de la Coupe du Monde 2018 et médaillé de bronze au Championnat du monde de drone racing de 2019, Killian a un parcours fulgurant dans cette toute nouvelle discipline, apparue six ans auparavant.

Le jeune Périgourdin commence le multirotor à 13 ans, suite à une initiation à l’aéromodélisme pendant quatre ans. Et, chez les Rousseau, l’aéromodélisme, c’est avant tout une affaire de famille. Les instigateurs, son père et son oncle, passionnés depuis 20 ans et licenciés au club de Périgueux, lui ont transmis leur amour de la pratique. Killian partage leur enthousiasme et leur engouement pour le vol. Lorsqu’il découvre le drone, notre jeune modéliste, face à cette nouvelle liberté, est grisé par la vitesse et, surtout, se fait encore plus plaisir. Il prend rapidement goût à la compétition. Après seulement un an de pratique, Killian développe des capacités déconcertantes qui le placent au sommet des podiums. Son père devient son « copilote », son entraîneur et son mécanicien. Il l’accompagne dans chaque déplacement.

Killian est en seconde générale et technologique. Son temps libre, le mercredi après-midi et le week-end, il le passe sur les terrains à s’entraîner. Du coup, très vite, le jeune homme a envie d’aller défier les plus grands. Au départ, sa motivation n’est pas forcément de gagner, mais de s’améliorer aux côtés des meilleurs de la catégorie. De simple pratiquant à champion du monde, il aura fait ses premiers pas en compétition à Bordeaux en 2017 où il détrône le champion de France en titre. La « machine Killian Rousseau » est lancée et semble impossible à arrêter. Animé par l’envie de s’élancer sur les plus beaux circuits du monde, par la bonne ambiance sur les compétitions, par la volonté d’améliorer, en continu, son pilotage, Killian apprend à gérer son stress. Il confirme et améliore ses résultats. Son ascension est bluffante. Killian poursuit ses entraînements à un rythme de deux fois par semaine. Il devient champion de France junior en 2018, vice-champion de France toutes catégories en 2019. Il se hisse également à la première place en 2019 en tant que champion de France junior et toutes catégories. Au niveau mondial, Killian décroche la médaille de bronze en individuel et termine 4e par équipe au Championnat du monde à Ningbo, en Chine.

En 2020, la pandémie mondiale freine ses exploits sportifs. Mais, Killian est un garçon assidu et passionné. Durant le confinement, il poursuit ses entraînements au côté de son père. Grâce à ses titres, Killian est aujourd’hui sponsorisé par les meilleures marques. Ceci lui permet l’élaboration d’un drone ultra-compétitif et performant. Il teste le matériel, toujours en quête de plus de rapidité et de précision. Avec les conseils techniques de son père, il cherche les meilleurs réglages. Il poursuit sa quête d’un pilotage haut-niveau, toujours dans l’optique de meilleures performances, à l’aube de la reprise des championnats. Il nous confesse l’arrivée d’une nouvelle génération de pilotes, plus redoutables, l’obligeant à être toujours dans l’analyse et dans le comparatif : « Ils sont jeunes, et ont plus de temps pour s’entraîner. Ils performent et hisseront la compétition à des niveaux inatteignables sans un entraînement constant -et quelque peu chronophage-, sur les prochaines années ».

Bien que membre de l’équipe de France, Killian forme un duo de choc avec son père, Jérôme. Ce dernier s’occupe d’assembler le drone, de conseiller son fils sur l’aspect financier et les partenariats. Les prédispositions de Killian pour ce sport et ses victoires ont fait de lui un jeune espoir de la discipline. En à peine un an, Killian a obtenu l’appui des plus belles marques mondiales et de certaines organisations privées. Face à ces dotations, l’équipe, complémentaire, qu’il forme avec son père, prend tout son sens dans l’assemblage de la machine. Killian en est bien conscient, c’est le futur enjeu majeur : « Les joueurs de haut niveau reçoivent tous le même matériel. La différence se jouera dans l’alliance des éléments. Qui trouvera la meilleure combinaison des composants ? C’est notre angoisse permanente ». Les obstacles se durcissent, les circuits se complexifient et se raccourcissent. Killian doit s’adapter toujours plus pour plus de réactivité et d’exigence envers son pilotage. La technique inculquée par son père, doublée par son pilotage instinctif, permet à Killian d’ajuster ses réglages et de gagner en efficacité. Pour le jeune pilote, les qualités premières sont « de faire confiance à son instinct, d’être réactif et de travailler toujours plus sa propreté de vol ».

Bien que titré plusieurs fois, Killian garde les pieds sur terre. Aujourd’hui, avec lucidité, il n’envisage pas d’en faire son métier. Alors, il allie ses entraînements avec sa  scolarité. Tout en tenant à conserver cette latitude pour pouvoir continuer à voler, Killian garde en tête, avec conviction, son objectif professionnel : devenir professeur de technologie.

Killian, soutenu par les aéromodélistes de son club à Périgueux, souhaite faire connaitre le multirotor. Il assure que ce n’est que le début de la discipline et qu’elle tend à se développer dans le monde entier, avec l’aide de plusieurs organismes. Certains projets voient le jour, notamment en e-sport. Il fait partie des fervents défenseurs du drone,  souhaitant faire éclore la pratique. C’est pourquoi il n’hésite pas à encourager et conseiller des jeunes de son club qui ont découvert le drone. Il fait partager sa passion et espère la transmettre largement, car, comme il le dit : « il faut être mordu pour pratiquer le drone J ».

Par la pratique, Killian a fait des rencontres et tissé des liens d’amitié, notamment au sein de l’équipe de France. Tous progressent, ensemble, puis, dans les courses, individuellement.

Pour atteindre un niveau d’excellence, Killian évoque aussi la persévérance. Chaque pilote vit son propre vol avec les aléas qu’une compétition peut entraîner. La compétition demande de la rivalité. Pourtant, Killian n’en oublie pas le principal : « prendre plaisir dans cette discipline et avoir l’envie de la partager ».

 

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