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Le récit du championnat de France de F3Q à Rochefort

C’est à Rochefort, en Charente-Maritime, qu’a eu lieu la 44e édition du championnat de France catégorie F3Q - Planeurs remorqués, du 14 au 17 mai 2026. Le F3Q est déjà venu au RAC 17 à trois reprises par le passé.
C’est donc un terrain connu, mais craint par les pilotes en raison d’une météo qui peut être “difficile” avec son vent et ses conditions changeantes. Cette année n’a pas dérogé à la règle, avec des prévisions peu encourageantes…
Finalement, nous avons eu du vent (comme prévu), de la pluie (sinon ce n’est pas drôle), mais également beaucoup de soleil !
Pour l’édition 2026, 43 pilotes ont répondu présents dont 3 pilotes féminines, et 5 pilotes belges ! Que c’est bon de revoir nos amis de Wallonie…
4 pilotes remorqueurs ont également répondu présents, ainsi que 6 juges officiels.
Comme ces dernières éditions, ces chiffres continuent d’être révélateurs du dynamisme que vit le F3Q !
Son esprit depuis des décennies reste préservé : l’entraide, le partage et l’amitié. Tout le monde est heureux de se retrouver, les nouveaux sont accueillis comme s’ils étaient déjà venus (avec un petit bizutage au passage), et l’alchimie est unique !
Après, il ne faut pas se mentir, les copains c’est bien beau, mais le classement c’est important !

Installation, préparation et faux-départ…

Michèle et François Venec avaient tout préparé ! Les barnums, les repas, la buvette, le matériel technique, les bénévoles du club, la tonte de la pelouse et j’en passe… Le club du RAC 17 est habitué à organiser ces événements d'envergure et ça se voit.

Les bases pour la vitesse ont été installées la veille de la compétition par le GT et les copains présents, idem pour la cible en durée.

Un qui bosse, au moins 8 qui regardent… Le compte est bon !

La définition du Karma

Tout est prêt pour le début de la compétition, la manche 1 est tirée, les briefings remorqueurs, juges et pilotes sont faits. C’était sans compter sur la météo qui nous a fait des siennes…

Trop de vent, impossible de commencer sans mettre en péril le matériel. On en profite pour gagner du temps sur la pesée des planeurs et rendez-vous le lendemain matin à 8h15 pour la vitesse de la manche 1 !

Et ça part fort avec 2 vols de calibrage successifs par Jérôme Maille, suivi d’un revol et d’un essai lors de son passage. Il a fait presque autant de vitesses en une manche que sur tout le championnat !

Blague à part, car certains et certaines ne sont pas venus ici pour trier les lentilles, Julien Gourdet établit le temps de référence en 30,51 s, suivi par Olivier Chenoz en 30,97 s et Jérôme Borde en 31,47 s. À noter le départ canon de Thierry Zink en 32,44 s, qui enchaînera des performances similaires tout au long de ce CdF. Ça va mieux avec un vrai planeur pas tordu, hein ?

Le soleil est présent, le vent également

On profite de ce beau temps, et on enchaîne sur la durée qui fait déjà du tri sélectif selon les ordres de passage… Romain Venat nous sort encore une durée au ras des pâquerettes et “ça va au bout !” Le décor est planté, entre les pompes stratosphériques et les trous des enfers, on ne va pas s’ennuyer !

On finit la durée peu après la pause repas, et on continue par la vitesse de la manche 2, où le meilleur temps est pris par Olivier Chenoz en 30,51 s, Jérôme Maille en 31,00 s et Jordan Gauby en 31,41 s. En parlant de tri sélectif, cette vitesse nous a réservé quelques surprises, avec des franchissements du plan de sécurité par Marc Escarnot, Julien Olé et Jérôme Borde, suivis d’un “ratage” de la base A par Alain Pance alors que ça “rockait” fort…

Pas de panique, ces jeunes gens n’ont pas dit leur dernier mot et la compétition est longue.

Les Jéjés aux petits soins avec ces dames…

Durée de la manche 2, le vent s’intensifie. 4 groupes de durées sont passés, les vols deviennent compliqués, et les atterrissages commencent à s’éloigner de la cible. De même pour les pilotes remorqueurs, qui gèrent de main de maître les atterrissages à répétition, mais sont sujets aux remous des hangars et des arbres dans le circuit d’approche… La décision fut prise d’arrêter la compétition pour ce jeudi, la météo s’annonçant plus clémente le lendemain.

Le vendredi matin, 8h tapante, fin de la durée de la manche 2 sous une grisaille présente mais pas menaçante, suivie de la vitesse de la manche 3.

Les conditions s’améliorent, Julien Olé affole les chronos avec un 29,40 s qui sera le meilleur temps absolu de ce CdF, synonyme de Coupe Éole pour la 3e fois. Sébastien Ruide, Jérôme Borde et Olivier Chenoz sont aussi sous les 30 s ; c’est serré, ça commence à calculer fort et le top 5 commence à se dessiner.

Il a plu dans la nuit du samedi, un coup de raclette et ça repart !

Prenant en compte le faux-départ de jeudi et la fin de journée prématurée du vendredi, nous essayons d’optimiser la compétition au maximum afin d’assurer 4 manches. Après la vitesse de la manche 3, quelques groupes passent pour la durée de cette même manche, avant la photo de groupe et une pause repas bien méritée.

Le parc planeur est sous un ciel bleu, mais il fait frais.

La durée de la manche 3 marque un tournant dans la compétition, avec Olivier Chenoz qui sécurise la 1ère place après une durée réussie. On enchaîne directement sur la durée de la manche 4 : le rythme est bon, les vols s’enchaînent, le vent reste acceptable et nous finissons pas trop tard en vue du repas de gala. L’affrontement final aura lieu dimanche matin avec la vitesse de la manche 4, qui déterminera le classement final. La bataille pour le podium fait rage, et personne ne sait vraiment à quelle position il se situe tellement les scores sont serrés.

Pierre Dormoy nous offre un spectacle grandiose avec son Matrix et un vol toujours à couper le souffle !

Les p’tits en admiration devant le Matrix

Le repas de gala sera le témoin de la traditionnelle chanson de la Madeleine, qui a comme à son habitude fait son lot de victimes en la personne du petit nouveau Damien Bourgine, et des amis belges Jacques Wouters, Rudy & Serge Marneffe, anciens de la catégorie mais nouveaux en CdF, c’est donc justifié !

Le dimanche matin, l’explication finale a bien lieu et coup de théâtre : Julien Gourdet loupe la base A et laisse filer la deuxième place au profit de Julien Olé. Olivier Chenoz monte sur la première place du podium, devant Julien Olé et Julien Gourdet. Sébastien Ruide est à la 4ème place à 9 points du podium, Romain Venat à la 5ème place à 6 points… Un championnat encore très serré ! Jean Chenoz plie “le game” en remportant le trophée “sèche-cheveux”, avec un 2 min 47 s qui restera la moins bonne durée de ce CdF.

Un grand bravo à nos pilotes féminines, Emmanuelle Chenoz, Joëllie Borde et Brigitte Gourdet, qui ne font que monter au classement année après année !

Le podium !

Remerciements

Un grand merci aux 4 pilotes remorqueurs qui ont répondu présents pour remorquer 43 pilotes en bravant le vent, la pluie, les exigences des participants et le chef de piste… Plus de 370 remorquages, et sans la moindre égratignure ! Thierry Coronas, Alain Llouberes, Philippe Ruide, et mention spéciale pour Gaëtan Meunier, nouveau remorqueur : bravo et merci messieurs !

Un énorme merci à la légende Jean Borde, qui a enfilé à nouveau son gilet jaune de chef de piste et tenu de main de maître ce rôle exigeant, courant derrière tous les pilotes pour rythmer ce CdF. Merci pour tout Jean !

Merci à mon amie Laëtitia Maille, directrice de compétition, qui a tenu son rôle à merveille et avec qui nous vivons des expériences formidables.

Je tiens à remercier chaleureusement Ingrid Albert, Fanny Ruide, Morgane Longhi, Françoise Giarraputo, Rose Chenoz et une mention spéciale pour Amandine Francin, toute nouvelle juge, de nous avoir permis de réaliser ce CdF. Bravant une météo compliquée, le chronométrage, l’informatique, la gestion des équipes, les roulements sur les rôles, tout a été parfaitement géré.

Merci à Michèle et François Venec. Organiser un CdF n’est pas une tâche facile, alors encore merci de nous avoir accueillis sur votre terrain.

Je remercie Patrick Bouard, président du Jury, pour sa présence et sa gentillesse durant ce CdF, un moment de partage très apprécié.

Un dernier remerciement au GT F3Q pour tout le travail fourni en amont, pendant et après ce CdF, tout ceci serait impossible sans vous !

Merci à toutes et à tous, vive le F3Q et à l’année prochaine !

Olivier

Photo de groupe

Les p'tis jeunes en devenir


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